CGT AAJB

Communiqué de la Fédération CGT de l'Action Sociale

23 Février 2009 , Rédigé par cgt aajb Publié dans #Conventions Collectives


 

Lors de la commission nationale paritaire de négociations du 19 février 2009, l’ampleur et la puissance de la mobilisation des salariés - que ce soit à l’occasion des négociations en cours ou de la journée d’actions, de grèves et de manifestations du 29 janvier - n’ont pas empêché les trois syndicats employeurs de la convention collective du 15 mars 1966 (SOP, SNASEA et FEGAPEI) d’essayer une nouvelle fois d’imposer une procédure de « rénovation » de la convention à partir d’un calendrier à marche forcée prétendant aboutir à une rédaction définitive d’un nouveau texte conventionnel au terme du premier semestre 2009.


Une telle attitude confirme leur difficulté à prendre acte du rejet massif par les salariés de leur projet de « rénovation » de la convention, mais également de leurs exigences d’amélioration du texte conventionnel actuel en matière de reconnaissance des métiers, de classifications et de rémunérations, de conditions de travail, d’extension des droits syndicaux, etc…


Ces exigences, puissamment relayées par les organisations syndicales et renforcées par une dynamique unitaire élargie, ont permis d’aboutir à un « accord de calendrier » visant à « l’amélioration » du texte conventionnel actuel qui ne concerne à ce jour qu’un seul sujet, mais qui constitue le « cœur » de la convention collective : les classifications et les rémunérations.

En cas d’accord à l’issue de ce calendrier (mars à juin 2009), les parties se sont engagées à demander la mise en place d’une commission mixte paritaire où siègeront le ministère du travail et la direction générale de l’action sociale (pour le volet financement) et sa finalisation.


Pour autant, la CGT alerte les salariés : ce qui précède confirme qu’« améliorer la convention collective » ne renvoie pas au même contenu pour les syndicats employeurs ou les syndicats de salariés… Pour les premiers, il s’agit toujours d’imposer leur « projet » initial ; pour les organisations syndicales, et donc la CGT, il s’agit bien évidemment d’une amélioration adossée à la puissance de la mobilisation des salariés et leurs revendications, et placée sous leur contrôle.


C’est pourquoi l’amplification de ce mouvement revendicatif sans précédent et la pérennisation de la dynamique unitaire engagée seront déterminantes à plus d’un titre pour imposer des négociations favorables aux salariés dans les semaines qui suivent, d’ores et déjà ponctuées par les temps forts que constituent le calendrier de négociations et la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 19 mars, …


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