CGT AAJB

CCNT du 15 mars 1966 : Où en est-on ?...

6 Août 2009 , Rédigé par cgt aajb Publié dans #Conventions Collectives

Contraints de retirer leur projet de décembre 2008 suite à la riposte massive et sans précédent des salariés et de leurs organisations syndicales, les employeurs ont dû s’engager, dès janvier, sur un calendrier et un ordre du jour portant uniquement sur "l’amélioration de la convention collective nationale du 15.03.1966" en commençant par le coeur du texte conventionnel : " les classifications et les rémunérations".


Six mois plus tard le résultat ne convient à personne !

Les employeurs, ayant pris la mesure des conséquences de leur texte provocateur, n’ont poursuivi ensuite qu’un seul but... faire éclater le front syndical salarié. Ils n’ont pas réussi jusqu’à présent !... C’est pour eux un échec stratégique mais ils ne renonceront jamais !

Sur le volet « classifications »,

Les employeurs ont été contraints de souscrire publiquement à la nécessité de l’embauche de personnels qualifiés... tout en tenant un double langage en matière de reconnaissance des métiers et de liberté de recrutement.

Le résultat est trop flou aujourd’hui pour que la CG T cautionne des travaux qui restent en chantier.

Sur le volet « rémunérations » :

Les employeurs ont reçu depuis des mois les revendications écrites de chacune des organisations syndicales de salariés, y compris une proposition de l’intersyndicale CGT,CFTC, CFE-CGC et FNAS-FO ( la délégation FO ayant participé à la construction de ces revendications mais s’étant temporairement retirée pour des raisons stratégiques... reste toutefois d’accord avec le contenu élaboré).

A ce jour, aucune réponse chiffrée des employeurs n’est venue en débat... au fil des séances de négociations, ils ont déployé une succession d’arguments inadmissibles pour refuser de s’engager ; le plus souvent évoqué étant la nécessité pour eux de lier ce volet rémunérations avec la re-négociation du temps de travail... !.

Les patrons du secteur sont les commanditaires zélés d’un gouvernement bien décidé à concrétiser la démarche politique européenne visant à la marchandisation des biens et des services... ils n’ont pas renoncé à voir se mettre en route leur « torchon » de 113 pages !

A nous de tout faire pour qu’ils cessent de rêver !

POUR LA RENTREE

Les revendications de la CGT sont connues de nos syndicats. Elles ont été soumises à discussion et travaillées lors de la Conférence nationale du 31 mars 2009 qui avait réuni 130 délégués venus de tout le territoire national. Elles ont été ensuite communiquées aux autres organisations syndicales de salariés puis aux syndicats d’employeurs. Elles sont accessibles à tous les syndiqués et à tous les salariés via le site internet de la fédération et ont fait également l’objet d’une communication dans un bulletin fédéral. Elles sont sur la table des négociations.

Cette démarche procédait d’une volonté : veiller à construire un processus d’élaboration collective du contenu revendicatif et valider une stratégie de négociation. Une façon pour la fédération et son UFAS de donner du sens à la démocratie syndicale.

L’ INTERSYNDICALE ET UNE NOUVELLE CONFERENCE NATIONALE

Pour autant, la délégation CGT a toujours eu conscience de la nécessité de travailler à un front le plus unitaire possible afin de contrer au mieux les employeurs préoccupés à jouer la division syndicale des salariés et obtenir finalement des « signatures ».

Les revendications de l’intersyndicale sont le produit de notre volonté d’unité d’action. Si elles ne correspondent forcément pas à celles de la CGT, elles constituent malgré tout une base qui améliore les classifications et les rémunérations actuelles et ne cèdent en rien aux autres garanties collectives contenues dans le texte conventionnel existant.

Le rapport de forces est actuellement favorable aux salariés ; il est le ciment de notre réussite et face aux dangers, s’en tenir au simple refus de négocier, serait purement irresponsable... En conséquence, il nous faut poursuivre la démarche initiée lors de notre conférence nationale de mars dernier et consulter à nouveau les syndicats CGT pour qu’ils donnent leur avis sur la poursuite, ou non, du maintien de la construction intersyndicale, puis le cas échéant de valider en l’état les revendications portées ou bien de les modifier.

En résumé, ces revendications sont-elles une base de repli acceptable et susceptibles de faire écho à celles des syndiqués CGT ... et plus généralement des salariés relevant de cette convention ?

Des réunions d’information et d’échange sont donc envisagées à cet effet en région dès la rentrée avec la perspective d’une nouvelle rencontre nationale (actée par la CE fédérale et qui pourrait avoir lieu en octobre) pour faire collectivement le point sur l’état des négociations et actualiser ensemble notre stratégie revendicative (démarche unitaire, contenu etc.).

L’appui sur nos syndicats permettra de poursuivre l’action à la hauteur qu’exigera la situation puisqu’un calendrier de négociations est déjà prévu jusqu’en décembre.

La direction de l’UFAS et les négociateurs CGT seront bien évidemment à disposition pour participer aux débats en région avant la rencontre nationale.

REVENDICATIONS ET ACTION

La mobilisation qui est constante et qui va devoir se poursuivre (même avec "ses hauts et ses bas" du fait de la durée des négociations imposée à souhait par les employeurs) ainsi que le contenu de cette mobilisation, rejoignent notre détermination permanente à placer ces négociations sous le regard et la vigilance des syndiqués et des salariés.

A cet effet, un bulletin fédéral mettra fin août à la disposition des syndicats les deux documents qui ont été communiqués aux employeurs :


- les revendications de l’intersyndicale ;


- les revendications CGT comparées à celles de l’intersyndicale et rapportées aux grilles actuellement appliquées dans la convention. (cf. annexes)


Ces informations devraient ainsi permettre aux syndicats et aux syndiqués de préparer dans les meilleurs conditions les différentes assemblées de syndiqués envisagées à la rentrée et la seconde rencontre nationale mise en perspective début octobre.

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