CGT AAJB

Discrimination syndicale à l'ACSEA !

8 Septembre 2012 , Rédigé par CGT AAJB Publié dans #Libertés...

 

Un pur scandale : 

Valérie doit être réintégrée !

 

 

Le 7 août 2012, le ministère a répondu positivement au recours de l’ACSEA (qui s’était engagé à ne pas en déposer en premier lieu) et donné le feu vert au licenciement de notre collègue Valérie, AMP à la MAS-FOA d’Ellon, déléguée syndicale et réélue haut la main en février 2012 au DP comme au CE.


Devant ce rebondissement, la Fédération CGT a rencontré au ministère le directeur adjoint qui a signé cette décision. Ce haut fonctionnaire était bien incapable de justifier sa position autrement qu’en invoquant le jugement en première instance du tribunal correctionnel.


Ce jugement est en appel : Valérie n’est donc pas condamnée.


Il n’a pas fondé sa décision sur les rapports contradictoires réalisés par l’inspection du travail du Calvados.  Plus grave, il semble qu’il ne les ait  pas lus.

 

Encore une irrégularité et une illégalité dans cette affaire où l’acharnement contre une élue du personnel semble être la motivation constante :

 

  • Après un licenciement effectué au petit matin, s’appuyant sur les propos de deux salariées amnésiques (elles se sont « rappelés les faits » un mois après) et en situation de précarité. Leur mémoire semble avoir été boostée par une note de service encourageant la délation anonyme. De plus, leurs témoignages sont discordants…
  • Après un jugement où les salariés de l’ACSEA qui s’interrogent sur la véracité des faits, sont traités comme des mafieux puisqu’ils organiseraient une « omerta » pour couvrir la maltraitance,
  • Où le procureur fouille 20 années de carrière, en s’appuyant sur un dossier illégalement remis par la direction pour en sortir une seule sanction, par ailleurs contestée, datant de 1996. Le directeur, qui à l’époque lui a infligé cette sanction, faisait l’objet d’une plainte de Valérie et de deux de ses collègues pour harcèlement sexuel. Plainte qui a débouché sur sa condamnation, ce qui ne l’a pas empêché de récidiver dans la région parisienne…
  • Le ministère, par facilité ou habitude de satisfaire les employeurs ne s’est même pas donné  la peine de respecter la procédure légale. Avec Valérie nous avons contesté cette nouvelle atteinte au droit, cette nouvelle discrimination flagrante. Un recours a été déposé devant le tribunal administratif.

 

Depuis,  Le ministère a accepté de rouvrir l’enquête à la suite d’un recours gracieux contre sa décision …précipitée.

 

Mais entre temps la direction a licenciée VALERIE, le 22 Aout. Elle n’avait pourtant pas hésité à la laisser travailler seule auprès des résidents pendant les trois dernières semaines pour assurer le service d’été…


Drôle de situation pour une professionnelle qui serait dangereuse.


Ces méthodes sont révoltantes, cet acharnement à vouloir éradiquer une salariée parce qu’elle contrarie sa direction ne doit pas être acceptée et ne le sera pas !


 Nous nous battrons aux côtés de Valérie jusqu’à sa réintégration, pour réparer l’injustice qui lui est faite. Son honneur personnel, de salariée et de représentante du personnel doit également être restauré.


Cette bataille, nous la menons comme nous le ferions pour tout autre salarié injustement attaqué. Il n’y a pas plus de « mafia » des élus que d’« omerta » des salariés.


Nous appelons donc l’ensemble des salariés et les instances du personnel à réaffirmer leur soutien constant à Valérie


Valérie est sans travail grâce à l’ACSEA, il va nous falloir aussi rapidement marquer notre solidarité pratique et financière.


Ne nous trompons pas, derrière ces accusations odieuses et ces méthodes délétères de l’Association c’est bien l’élue et sa capacité de résistance que l’on veut atteindre. C’est un signal clair qui est envoyé à tous les salariés en cette période de restructurations (Association Régionale, CPOM, …) où l’Association veut avoir les mains libres.


Nous ne l’acceptons pas, nous ne nous laissons pas impressionner et Valérie devra être réintégrée.


 

Discrimination syndicale ? OUI


Certains voudraient nous faire passer pour paranoïaques. Mais pourquoi une salariée au final accusée d’une claque est licenciée sans plus de ménagement (connaît-on un précédent ?) alors qu’un chef de service qui a été l’acteur d’un échange violent avec un adolescent au mois de Janvier 2012 au DMO n’a lui,  jamais été inquiété… et a même été soutenu par sa hiérarchie...


Deux poids, deux mesures…

 

 

 

 

Caen, le 6 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 


 


 

Commenter cet article

L
I would like to say that this blog really convinced me to do it! Thanks, very good post.
Répondre
B
I also want to know the answer to this question?
Répondre
C
Thanks for the very helpful information. I dont know much about this! And im glad for your help.