CGT AAJB

ITEP : Présumé coupable !

17 Mars 2011 , Rédigé par cgt aajb Publié dans #AAJB

Le vendredi 28 janvier, D.B assurait l’encadrement du repas du CAFS. Outre les enfants accueillis habituellement, était présent un jeune de 15 ans ne dépendant pas de ce service et effectuant un stage à proximité de l’ITEP. Celui-ci avait été présenté comme ne posant pas de problème. Il est pourtant connu pour avoir commis plusieurs passages à l’acte violents sur des adultes de l’institution. 

 

Ce jour là, face aux comportements opposants et provocateurs de ce jeune, D.B le reprend à plusieurs reprises. Puis il lui demande d’aller se laver les mains et, face à ses refus répétés, l’accompagne calmement dans la pièce attenante à la salle de restauration afin qu’il s’exécute. D.B profite de ce moment d’isolement pour faire le point avec le jeune sur son comportement général et pour lui demander de se reprendre. C’est au cours de cette intervention éducative que D.B reçoit une gifle de la part de ce jeune. Décontenancé, ce collègue répond à cette agression de façon réactionnelle en retournant à son tour une gifle au jeune, ce qui occasionnera un léger saignement de nez. Celui-ci agresse alors physiquement D.B qui va tenter de le contenir tant bien que mal. D.B est alors victime de griffures, de morsures, de coups de genoux dans le dos et d’un coup de poing au visage. A aucun moment, D.B ne perd son sang froid et ne répond à toutes ces agressions.

 

Suite à ces évènements, D.B a été reçu le 8 février par la Directrice de l’ITEP et le 25 février par la Directrice générale de l’AJJB en vue d’un éventuel licenciement pour faute grave. Ces deux entretiens ont permis à ce collègue de s’expliquer sur l’altercation qui l’a opposé à ce jeune. Il a exprimé ses regrets quant à cette réaction malheureuse tout en essayant de la resituer dans un contexte bien particulier.

 

C’est lors de l’entrevue du 25 février avec la Directrice générale en présence de la Directrice de l’ITEP que des faits bien plus graves lui ont été reprochés après une pseudo- enquête de la Direction de l’ITEP, exclusivement conduite à charge puisque de manière non contradictoire. En effet, à aucun moment D.B n’a été informé de cette démarche. Il est donc reproché à ce collègue de s’enfermer régulièrement avec des jeunes pour les maltraiter (des « coups et des cris » ont été prétendument entendus) ! Ces graves accusations reposent sur des « témoignages » (3 enfants et 1 adulte) recueillis dans des conditions opaques et dont le contenu précis n’a pas été porté à notre connaissance. En revanche, nul certificat médical et nulle plainte attestant de ces supposés « coups » assénés.

 

Devant la gravité de ces accusations, qu’aucune preuve tangible ne vient étayer sérieusement, D.B a légitimement porté plainte pour coups et blessures ainsi que pour dénonciation calomnieuse.

 

 

Le sort réservé à ce collègue est totalement inacceptable

 

 

Il révèle une méconnaissance des conditions réelles de notre exercice professionnel. Chacun d’entre nous peut être confronté à une situation conflictuelle qui dégénère ? Serons-nous systématiquement considérés comme fautifs ? Comment garantir qu’une contention, rendue parfois indispensable par l’agitation ou l’agressivité extrêmes du jeune, se déroule sans conséquences pour le professionnel et/ou le jeune ?

 

Il reflète un climat absolument délétère dans l’institution. Comment travailler en toute confiance et dans la sérénité lorsque des procédés détestables, fondés sur un pouvoir purement discrétionnaire, sont utilisés pour organiser une véritable cabale contre un salarié ? 

 

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