CGT AAJB

La lutte paie... Restons vigilants !

6 Mars 2012 , Rédigé par CGT AAJB Publié dans #Protection de l'Enfance

 

Le lundi 6 février 2012, les professionnels de la protection de l’enfance, du public et du privé, se sont mobilisés afin de montrer leur détermination à défendre leurs outils de travail dans le cadre du renouvellement des conventions entre le Conseil général et l’ACSEA. Des actions dynamiques et bruyantes ont entraîné l’interruption de la session plénière des élus du Conseil Général qui se réunissait pour voter les budgets.

 

Une délégation a été reçue par M. Courseaux, Vice-président du Conseil général chargé des affaires sociales, et, M. Pouliquen, Directeur général adjoint de la solidarité.

 

Concernant l’AEMO, les syndicats du Conseil général et de l’ACSEA ont rappelé leur profond attachement à la complémentarité de l’associatif et des services du département qui depuis 50 ans continue de prouver sa pertinence.

M. Pouliquen a nié avoir une économie de 700 000 € à réaliser, contredisant ainsi les propos tenus par la Direction générale de l’ACSEA. L’étude menée conjointement entre les services du Conseil général et la direction de l’ACSEA se poursuit sans calendrier précis. M. Courseaux s’est engagé à informer les syndicats des conclusions de cette étude.  

 

Concernant la prévention spécialisée, le Conseil général souhaite maintenant harmoniser les financements de toutes les équipes du SAP afin d’arriver à une participation des villes à hauteur de 20 % (les 80 % restant étant financé par le Conseil général). C’était là l’une de nos revendications (financement majoritaire du Conseil général) afin de garantir l’indépendance des services d’action préventive face aux enjeux sécuritaires et à la pression des élus locaux. Mais il reste à connaitre maintenant la position des villes qui ne participaient pas jusqu’alors (Bayeux, Colombelles, Giberville, Mondeville).

Le vice-président nous a en outre assuré que le poste du SAP actuellement vacant était gelé dans l’attente d’un accord rapide avec les villes et qu’il n’y aurait par la suite aucune suppression de poste.

Nous prenons acte de ces annonces mais nous attendons que ces engagements se concrétisent dans les conventions d’interventions liant les villes, le conseil général et l’ACSEA.  

 

La mobilisation des salariés de l’ACSEA et du Conseil Général a porté ses fruits comme en témoignent les engagements pris par M. Courseaux dans  l’article de Ouest-France du 08/02/12.

 

Dans ce contexte de renégociation des conventionnements des services avec le Conseil général et les municipalités, l’unité et la mobilisation de tous les travailleurs sociaux est indispensable pour contrer les logiques d’austérité budgétaire à l’œuvre partout dans notre secteur. Resistons et ne laissons pas les financiers décider de l’avenir du social !

 

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