CGT AAJB

LA PROTECTION DE L’ENFANCE VAUT-ELLE ENCORE LE COÛT ?

8 Janvier 2012 , Rédigé par CGT AAJB Publié dans #Protection de l'Enfance

 

http://img.over-blog.com/352x500/3/07/77/33/Images-a-partir-du-1er-juillet/protection-enfance-CGTCG08-CG08-CGT-ARDENNES.JPGPour des raisons éminemment budgétaires, le Conseil Général du Calvados fait des choix et le secteur social en fait largement les frais. Tant pis pour les populations les plus fragiles de notre département !

 

Les personnels des circonscriptions d’action sociale sont surchargés de travail et de missions de plus en plus nombreuses ; bien évidemment, les moyens, tant humains que matériels, ne suivent pas. Cette situation génère une souffrance croissante au sein des équipes et la population ne peut plus compter sur le service public auquel elle a droit.

 

Le secteur associatif est désormais touché.

Le Conseil Général annonce sa volonté de reprendre le suivi des aides éducatives à domicile (A.E.D) exercé jusqu’à présent par le service d’Action Educative en Milieu Ouvert (A.E.M.O) de l’A.C.S.E.A, entraînant la suppression d’une vingtaine de postes en équivalents temps plein.

Si ce projet se réalise, nous assisterons à la suppression d’un outil unique en son genre en termes de pluridisciplinarité et de qualité d’intervention. Les personnels du Conseil Général ne seront pas en mesure d’assumer ces nouvelles tâches sans les moyens suffisants, tant en nombre qu’en qualification.

 

Parallèlement, Le Conseil Général projette de réviser sa participation au financement du Service d’Action Préventive (S.A.P) qui dépend également de l’A.C.S.E.A. Cette participation passerait de 82% à 50% et entraînerait la suppression de 10 postes sur 14 pour les équipes caennaises si la Ville de Caen ne compense pas la perte (à ce jour, un poste a déjà été supprimé).

 

Ce positionnement du Conseil Général prépare la disparition de tout ou partie du secteur socio- éducatif associatif avec les conséquences qu’on peut aisément imaginer pour les usagers les plus en difficulté.


Quel type de réponses alors demain avec une politique sociale abandonnée par les élus du département ? Ne restera-t-il plus comme priorité que réprimer la délinquance, la maltraitance, etc. plutôt que privilégier la prévention et l’accompagnement adapté des familles concernées ?

 

Cet abandon d’une réelle politique sociale s’ajoute aux attaques dont font l’objet les personnels de ces secteurs : remise en cause des conventions collectives 51 et 66 pour le secteur privé associatif et gel des salaires durant 3 années consécutives pour les fonctionnaires.

 

Dès maintenant, réagissons face à la « casse » programmée des dispositifs qui ont fait leur preuve, même s’ils ne parviennent plus, à eux seuls, à répondre au besoin d’une population qui subit la crise provoquée par les financiers sur leur dos.

 

Retrouvons-nous massivement, personnels des secteurs privé et public, pour, ENSEMBLE, déterminer les conditions et les moyens de la lutte et organiser LA JOURNEE D’ACTION DU 6 FEVRIER (1er jour de la séance plénière du Conseil Général durant laquelle seront votés les budgets).

 

D’ores et déjà, l’intersyndicale a demandé un rendez-vous à Monsieur le Président du Conseil Général.

 

 

LUNDI 16 JANVIER 2012

à partir de 18 H 30

ASSEMBLEE GENERALE

à la Maison des Syndicats (salle commune)

29 avenue Charlotte Corday à Caen

 

Commenter cet article