CGT AAJB

Nuances de rouge !

17 Novembre 2013 , Rédigé par CGT AAJB Publié dans #Libertés...

 

D’aucuns voudraient nous faire croire qu’il pourrait y avoir un front commun entre les licenciés et les licencieurs. Pourtant, le combat des «bonnets rouges» n’est pas celui des salarié-es, loin s’en faut ! La fronde antifiscale organisée en sousmain, voire ouvertement par le patronat et les élus de l’UMP en Bretagne, n’a que peu à voir avec les intérêts des salarié-es dont le mécontentement légitime est aujourd’hui instrumentalisé. Pendant que la grande majorité se bat pour sauver leurs emplois dans des régions sinistrées, certains en profitent pour s’exonérer de leurs responsabilités (présentes ou passées) en déclarant que tout cela est la faute aux normes sociales (le SMIC, la protection sociale, les retraites…), environnementales, administratives….

 

Pour se faire entendre, ils n’hésitent pas à user de débordements et de violences… prévisibles… prémédités ... Et le gouvernement laisse faire ! 

 

En parallèle, et bien que cela ait été peu médiatisé, nous étions nombreux aux côtés de nos camarades de Roanne pour dénoncer les attaques contre des militants syndicaux et la pénalisation de l’action syndicale. Un peu de bombe à peinture, une dispense de peine prononcée en appel, mais un procureur revanchard qui veut les « ficher » comme de banals criminels parce qu’ils refusent de donner leur ADN !


Ils sont injustement poursuivis mais, à travers eux, c’est aussi nous qui sommes jugés !

 

L’institution judiciaire fait diligence pour poursuivre les salariées ; elle est en revanche bien lente pour juger les exploiteurs qui utilisent le travail dissimulé. Elle agit avec célérité contre des responsables syndicaux ; elle laisse traîner lorsqu’il s’agit de puissants. Elle est particulièrement zélée, jusqu’à l’excès, contre les militants ouvriers ; elle est bien prudente lorsqu’il s’agit du patronat ou de ses représentants. Elle utilise tous les artifices du droit pour poursuivre celles et ceux qui se battent pour le progrès social ; elle choisit d’ignorer les malversations dont se rendent coupables certaines entreprises et certains patrons. Elle est forte avec les faibles et faible avec les puissants.

 

Toutes les périodes de progrès ont été marquées par une avancée des droits pour les salariés. A l’inverse les périodes de régression commencent par une limitation, une diminution des droits syndicaux et des droits des salarié-es.

 

Nous étions aux côtés de nos camarades de Roanne, nous le serons demain pour faire aboutir nos revendications pour nos salaires, l’emploi, une protection sociale de haut niveau, les libertés syndicales et le droit à la retraite !

 

 

 

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