CGT AAJB

QUEL AVENIR POUR NOTRE MUTUELLE ?

26 Mars 2012 , Rédigé par CGT AAJB Publié dans #Santé-Retraites

 

Chacun est en mesure de le constater aujourd’hui : notre système de santé fondé sur la solidarité a été sérieusement mis à mal par des années de politique de « libéralisation » : déremboursement des soins et des médicaments, dépassements d’honoraires des spécialistes, accès de plus en plus cher aux complémentaires, etc…

 

Cette politique dégrade les conditions de vie d’une part de plus en plus importante de la population. Selon des études récentes (2011), 16 % de la population a dû renoncer à des soins en 2008 pour des raisons financières. Ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis 2002. L’absence d’une complémentaire santé est un facteur important de ce renoncement aux soins. Plus d’un français sur deux déclare par ailleurs avoir reporté certains soins pour des raisons économiques. Les salariés de l’Association des Amis de Jean Bosco n’échappent bien évidemment pas à cette situation préoccupante.

 

Depuis qu’il a pris en charge la mutuelle, le Comité d’entreprise de l’AAJB a toujours eu à cœur de faciliter l’accès des revenus les plus modestes à une complémentaire santé de qualité tout en étant conscient des difficultés croissantes auxquels se trouve confronté l’ensemble des salariés. C’est pour cette raison que nous avions engagé des discussions avec la Direction générale, alors occupée par M. CAVAT, afin d’étudier la mise en place d’un contrat obligatoire qui, malgré de nombreux défauts, offre la possibilité de négocier des garanties améliorées et étendues pour les salariés de l’AAJB. Suite au licenciement du Directeur général, ces discussions ont été brutalement interrompues sur décision unilatérale du COPIL (comité de pilotage qui regroupait administrateurs et directeurs d’établissement).

 

A plusieurs reprises, les membres du CE ainsi que les organisations syndicales SUD et CGT ont tenté de relancer ces discussions, en vain. Pire, certains cadres dirigeants, mécontents à titre individuel des prestations délivrées par la MUTI, sont allés démarcher une autre mutuelle et ont tenté de rallier à eux mais sans grand succès les cadres de l’association. Le Comité d’entreprise a dénoncé cette tentative et réitéré à nouveau son offre de discussion autour de l’instauration d’un contrat obligatoire. Au cours d’une commission ad hoc consacrée à ce sujet, les dirigeants associatifs ont repoussé cette proposition et, apparemment convertis aux bienfaits de la « concurrence libre et non faussée », suggéré qu’une « étude de marché » soit commandée ! En opposition totale avec cette logique purement mercantile, les membres du Comité d’entreprise ont donc décidé de ne plus participer à cette commission.

 

La santé n’est pas une marchandise. Les syndicats SUD et CGT et les élus du Comité d’entreprise se refusent à participer à toute discussion qui irait dans ce sens.

L’AAJB a le devoir de se saisir sérieusement de cette question et doit prendre ses responsabilités.

Elle doit ouvrir au plus vite des négociations afin de contribuer à l’avenir et la pérennité d’une mutuelle associative.

 

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